Les voies du reiki

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lundi, novembre 7 2011

Reiki et placebo

Une étude intéressante a été publiée cette année au sujet du reiki : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21531671

L'étude a été réalisée dans un centre de chimiothérapie. Cette étude portait sur 189 personnes réparties en 3 groupes. Le premier recevant uniquement la chimiothérapie, le second recevant chimiothérapie et reiki, et enfin le dernier recevant chimiothérapie et reiki placebo (c'est à dire un protocole de traitement simulé par une personne n'étant pas initiée au reiki).

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Comme il était attendu, on remarque une hausse significative du confort et du bien-être au sein du groupe recevant du reiki par rapport à celui qui n'en reçoit pas. Par contre, on constate également cette même hausse au sein du groupe placébo qui reçoit du « faux » reiki. L'étude conclut que c'est l'attention apportée de façon individuelle aux patients qui a de l'importance, au-delà de la transmission d'énergie.

Bien entendu, les mécanismes du reiki et du placebo sont similaires parce dans les deux cas, il est question de stimulation des capacités d'auto-guérison de la personne. Mais toute personne pratiquant le reiki a le sentiment, peut être subjectif que le reiki est plus actif qu'un simple placebo.

J'ai toujours pensé que le don de guérison était une capacité de naissance dont nous disposons tous, même si la plupart des personnes ne le ressentent pas. Peut être que le reiki n'est pas plus efficace qu'un placebo, mais peut être qu'il est impossible de faire du reiki placebo, parce que le simple fait de connaître le protocole du traitement et de le réaliser suffit à faire du reiki, même si la personne n'est pas initiée et n'a aucun ressenti de l'énergie.

lundi, septembre 19 2011

Les différentes couleurs de l'énergie

Hier, je me suis rendu compte d'un fait amusant. Mon premier maître reiki, comme beaucoup d'autres, disait bien du mal du magnétisme. Par contre lorsqu'il s'agissait de s'établir comme praticien, il conseillait pour les personnes n'habitant pas une grande ville, d'utiliser le titre de « magnétiseur », plutôt que celui de « praticien reiki », parce que celui-ci est plus habituel et bien ancré dans nos traditions. Cela m'a donné l'idée d'un nouvel article sur le sujet du reiki et du magnétisme. Par le plus grand des hasards, il se trouve que Jean-Pierre Chupin du blog « reiki santé » a posté hier un article sur ce même sujet (au passage, si vous ne connaissiez pas ce blog, je vous en conseille la lecture).


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Son article m'a rappelé un autre sujet plus large sur lequel j'avais déjà réfléchi lors d'un échange avec un élève au sujet des différentes « couleurs » de l'énergie. La discussion portait sur certains maîtres qui enseignent à discerner les différentes formes de reiki par le ressenti. Par exemple, apprendre à être capable de reconnaitre quelle forme de reiju on vient de recevoir (est-ce un reiju « Doi », « Otha » ...) Même si une telle pratique permet d'affiner les perceptions, j'ai le sentiment qu'elle va à contre-courant du fonctionnement du reiki. En effet, dans la pratique du reiki, on recherche l'union et non la séparation. Le but est de tendre vers l'universel. Effectivement, le simple fait de se dire que l'on va réaliser une pratique donnée d'une tradition donnée activera dans notre inconscient, tout un imaginaire lié à cette tradition. Cet imaginaire est nécessaire au fonctionnement de toute spiritualité, et entrainera sans aucun doute une légère « coloration » de l'énergie. Ceci n'est qu'une limitation liée à notre condition humaine, mais à mon avis, en aucun cas un but à atteindre. Je pense d'ailleurs que la principale différence entre le reiki et le magnétisme est de cet ordre là.

Si l'on prend en considération le fait que le magnétisme s'est développé il y a quelques siècles dans un univers « catholique à l'ancienne », ce que constate Jean-Pierre Chupin est assez logique. Dans ce contexte, c'est le prêtre qui traite des problèmes de l'âme, et si le problème est grave on parlera d'exorcisme. De ce fait, les personnes qui sont nourries par l'imaginaire du magnétisme cherchent avant tout la guérison physique, et si le problème est d'ordre spirituel, même s'il n'est plus trop la mode d'aller voir un prêtre pour cela, ils utiliseront facilement le mot « exorcisme ». De son côté, le reiki s'est développé depuis 30 ans dans un univers « new age / bien-être » et l'imaginaire qui lui est associé est donc plus moderne. Quelqu'un qui souhaite recevoir un traitement reiki est donc bien souvent en recherche de mieux-être. Même si aujourd'hui nous avons tendance à l'oublier, la promesse de départ du reiki est d'apprendre à soigner comme Jésus et ce n'est pas très étonnant non plus que des personnes qui ont une pathologie grave soient attirées par des soins reiki. L'exorcisme a pris une connotation négative pour beaucoup de gens, mais Jésus qui impose les mains pour guérir les malades semble avoir gardé une place encore importante dans notre imaginaire moderne.

Je crois qu'au fond, ce sont surtout les mots qui changent avec les époques et les cultures. Pendant longtemps les maladies ont été considérées comme des déconnexions au divin, et étaient soignées par les prêtres. Puis la médecine du corps s'est séparée de la religion et a pris de plus en plus d'importance dans la guérison des maladies. Aujourd'hui, alors que nous sommes dans une sorte d'apogée de la guérison physique, l'OMS considère que le stress est l'un des facteurs déclencheurs dans 90% des maladies. Une personne stressée est déconnectée de la source d'amour infini qui réside dans son cœur, et on peut voir le stress comme une façon moderne d'exprimer la déconnexion au divin. Au-delà de la petite guerre entre le reiki et le magnétisme, ce qui est bien plus dommage, c'est la guerre qui dure depuis l'antiquité entre la médecine du corps et celle de l'âme. Je suis intimement convaincu du fait que lorsque le corps est atteint par la maladie, il faut soigner le corps en priorité, mais je suis également persuadé du fait que le meilleur moyen d'atteindre la guérison est de conjuguer guérison du corps et guérison de l'âme. J'espère que tous les guérisseurs, qu'ils soient médecins ou énergéticiens, comprendront cela un jour.

jeudi, juin 9 2011

L'amour effroyable

Comme je l'ai déjà écrit dans un précédant article, pour bien comprendre le fonctionnement des symboles reiki, il faut s'intéresser un minimum à la linguistique. Tout comme un symbole ésotérique, un signe linguistique est composé d'un signifiant, le mot en lui-même, son écriture, sa prononciation, et d'un signifié, qui correspond au sens du mot, au concept qu'il exprime. Le pouvoir d'un symbole se situe dans l'intention, dans l'idée qu'il exprime. Avec l'expérience, on se rend compte que le tracé du symbole ou sa prononciation importe peu. Je ne nie pas le fait que la consonance d'une langue a son importance, et qu'il sera plus difficile d'écrire une berceuse dans une langue gutturale. Mais avec un peu d'inspiration, tout est possible. Par contre, la véritable magie des langues réside dans les concepts qu'il est possible d'exprimer simplement.

Suite à une expérience spirituelle, l'un de mes amis présents a exprimé son ressenti en utilisant les mots suivant « amour effroyable ». Pour toute personne ayant vécu une telle chose, cette expression permettra de comprendre de quoi il s'agit. Par contre, une personne qui ne l'a pas vécu ne pourra pas comprendre, parce que le vocabulaire français est trop vague pour exprimer cela sans contresens. Hier soir en m'endormant, j'ai pris conscience d'un fait amusant. Il existe dans la langue grecque deux mots bien plus adaptés que dans notre langue pour exprimer ce ressenti.

Le premier, peut remplacer avantageusement le mot amour, il s'agit d'agapè (ἀγάπη). Ce mot désigne l'amour infini et inconditionnel, qui dans le contexte du reiki est au cœur de l'énergie universelle. Le second mot remplace également avantageusement le mot effroyable, il s'agit de deinós (δεινός). Le plus souvent, ce mot est traduit par « terrible », ou quelque chose d'approchant, mais dans un contexte spirituel, il a un autre sens. En fait, deinós caractérise le sentiment d'être poussière devant l'absolu. Le ressenti d'une telle émotion est similaire à la peur, mais elle n'a au fond rien à voir. La peur est une absence d'amour, et dans le contexte que je décris il y a justement abondance d'amour.

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samedi, mars 26 2011

Connaissez-vous le quantum touch ?

Depuis quelques mois, j'entends parler régulièrement de quantum touch. Je suis toujours intéressé, lorsqu'il s'agit de découvrir de nouvelles approches qui peuvent être complémentaires avec ce que je pratique. Bien souvent ces « nouvelles » disciplines n'apportent rien de très nouveau, et prétendent toutes permettre de canaliser la plus haute énergie que l'homme peut concevoir. Le quantum touch est différent de cela, cette tradition apporte un regard nouveau et intéressant sur le fonctionnement des traitements énergétiques.

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Richard Gordon, le créateur de cette technique semble avoir beaucoup expérimenté pour mettre au point une méthode qui soit facile à apprendre. Il a de plus mis de côté tous les aspects qui peuvent sembler hors contexte dans notre monde actuel (initiation, secrets, mystères, mythes, maîtres, …) Je retrouve dans sa façon de faire, pas mal de choses qui confirment mes propres découvertes. Dans le quantum touch, il n'y a pas d'initiation, ce qui n'empêche pas de canaliser l'énergie universelle. Tout comme je le propose à mes élèves, Richard Gordon utilise l'imagination tactile comme méthode simple et accessible pour permettre aux débutants de découvrir l'énergie.

Lorsque nous donnons un traitement reiki, nous considérons que nous sommes uniquement canal de l'énergie universelle, mais nous sommes passifs face à cette canalisation. Le quantum touch explique le phénomène de la « transmission » de l'énergie universelle sous un angle différent. Les praticiens de quantum touch considèrent en effet qu'ils ne transmettent pas directement de l'énergie. Ils considèrent que lors d'un traitement, en canalisant l'énergie universelle en eux, ils augmentent leur taux vibratoire, et c'est un phénomène de résonance qui permet d'augmenter le taux vibratoire de la personne traitée. Là encore cette façon d'interpréter les choses correspond parfaitement à ma compréhension de la façon dont s'interconnectent les microcosmes au macrocosme. On pourrait penser que cela est un détail, mais en réalité, ce point de vue sur les traitements énergétiques ouvre une grande porte concernant leur pratique.

La canalisation du reiki s'inscrit dans le non agir le plus total. On pose les mains avec l'intention d'initier le traitement, et puis on attend. C'est une très bonne méthode pour un praticien expérimenté, car elle permet de donner un traitement doux, et non intrusif, mais pour un débutant elle peut être problématique et frustrante. Le quantum touch propose justement un moyen de « lancer » la canalisation d'énergie. Cela existe déjà en reiki, par exemple certaines personnes utilisent joshin kokyu ho pendant qu'elles donnent un traitement. Mais cette façon de faire est assez peu répandue. En effet il est assez perturbant pour un débutant d'utiliser une méthode pour activer la canalisation d'énergie, alors que d'un autre côté on lui explique qu'il faut rester passif dans la transmission d'énergie. Bien entendu cela peut tout à fait se faire, mais pour un débutant, cela engendre une grande quantité de distractions. C'est ici que le concept de résonance prend tout son intérêt, car il permet de mieux ajuster sa concentration. Pour un praticien de quantum touch, il est tout à fait simple de travailler activement sur son énergie pendant un traitement sans se soucier de savoir si la canalisation au niveau de ses mains sera passive ou non.

Le quantum touch propose également une méthode de travail sur le dos très intéressante, et surement des tas d'autres choses qu'il faut que je découvre et que j'expérimente.

Passons aux aspects négatifs, « quantum touch » est un nom déposé et il faut payer pour l'utiliser dans un cadre professionnel (comme pour beaucoup de disciplines américaines). Et du fait du souci de vouloir proposer une technique qui convient au plus grand nombre dans notre monde moderne, il n'y a pas de système moral équivalent aux cinq principes, et même s'il est précisé que la guérison énergétique est avant tout une question d'amour, je trouve cela un peu dommage d'avoir laissé de coté un outil de travail qui me semble essentiel à une telle pratique.

mercredi, mars 2 2011

Le reiki est-il une religion ?

La plupart des maîtres reiki affirment, bien souvent sans explications objectives, que le reiki n'est pas une religion. Pourtant, un certain nombre d'opposants au reiki prétendent au contraire, sans beaucoup plus de justifications, que le reiki est une religion qui ne s'assume pas. Qu'en est-il réellement ?

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L'énergie universelle, la divinité du reiki ?

Le sujet est loin d'être simple. Il est vrai qu'aujourd'hui, l'athéisme est devenu la norme en occident. On peut se dire que le concept d'énergie universelle est une manière détournée de parler de divin sans en parler. Cependant, tout le monde s'accorde pour reconnaître une certaine intelligence dans le fonctionnement de l'univers, y compris les matérialistes les plus convaincus. On peut également se dire que d'une certaine façon, les maîtres reiki sont des prêtres des temps modernes. Ils attirent les gens qui souhaitent obtenir une vie meilleure et tentent de les aider en partageant leur expérience de la vie spirituelle. À l'heure du web, bien des maîtres reiki animent des forums ou des groupes Facebook, bloguent, publient des lettres d'informations, et cette relation quasi sacerdotale est encore plus importante aujourd'hui qu'il y a 30 ans.


Les origines bouddhistes du reiki

Dans la structure et dans la symbolique du reiki, on peut retrouver un certain nombre d'éléments inspirés de plusieurs religions. Certains sont indiscutables, d'autres sont des interprétations plus ou moins réalistes. L'origine la plus indiscutable du reiki est bouddhiste. Le symbole mental est un kiriku, symbole du bouddha Amida, présent dans de nombreux temples au Japon. Le symbole du maitre daikomyo est également présent dans certains temples japonais. Daikomyo signifie « grande lumière brillante ». C'est le nom donné à Sonten par l'école bouddhiste kurama-kokyo. Le jumon (mantra dans le bouddhisme japonais) « shiken haramitsu daikomyo » est également utilisé dans diverses écoles bouddhistes au Japon. Le bodhisattva Jaliniprabha, appelé Komyo Bosatsu au Japon (komyo est un mot souvent utilisé pour désigner les bodhisattvas) est également surnommé daikomyo (ce qui peut être dans ce contexte traduit par « grand bodhisattva »). Enfin, le symbole hon sha ze sho nen est une formule utilisée en ninjutsu pour réaliser un souhait. Mais dans cet exemple, le lien avec le bouddhisme est moins direct. On est souvent tenté d'associer toutes disciplines martiales japonaises au bouddhisme, mais même si l'influence majoritaire des ninjas est bouddhiste on trouve également des éléments de shinto dans leur discipline.


Les origines shintoïstes

L'origine shintoïste du reiki, bien que très à la mode en ce moment, est loin d'être aussi flagrante que l'origine bouddhiste. Bien souvent, l'origine shintoïste du reiki est évoquée pour justifier l'ancienneté d'une pratique qui en réalité est moderne. C'est souvent le cas pour d'hatsurei ho. Il y a quelques années la plupart des maîtres prétendaient que la pratique hatsurei ho était issue du chi qong parce que Usui pratiquait le kiko. Quand j'ai expliqué sur mon site que Usui n'avait pas pu pratiquer le kiko parce que cette pratique à vu le jour au Japon il y a un peu plus de 30 ans, j'ai commencé à voir toutes sortes de choses au sujet d'hatsurei ho. Certains prétendent qu'il y a un rapport entre hatsurei ho et la pratique du misogi (méditation shintoïste sous une cascade). En réalité, la pratique du misogi fait appel à l'élévation de la chaleur intérieure que l'on retrouve par exemple en yoga dans la pratique de bhastrika et cela n'a rien à voir avec hatsurei ho qui est une pratique beaucoup plus douce et qui ne génère pas cette même chaleur. Dernièrement, j'ai également vu un rapprochement entre hatsurei ho et chikon kishin, une série des pratiques shintoïstes, qui aujourd'hui sont principalement utilisées en aikido. L'ensemble des ses pratiques constitue un misogi interne, et ces pratiques génèrent également une chaleur interne incomparable avec ce que l'on peut ressentir lors de la pratique de hatsurei ho. Le seul élément concret (mais non flagrant) qui peut faire penser au shinto dans le reiki est le symbole du pouvoir, chokurei. En effet, chokurei signifie « en présence des esprits » et on pourrait se dire que c'est une idée très shintoïste de faire appel aux kamis pour intensifier le courant d'énergie reiki.


Les origines chrétiennes du reiki

Même si depuis la mode du reiki japonais, les origines chrétiennes du reiki ont été mise de coté, on peut noter un certain nombre d'éléments qui sont certes moins flagrants que ceux issus du bouddhisme, mais tellement nombreux que ce n'est peut être pas seulement du domaine de l'interprétation. Le fond de la pratique du reiki est l'imposition des mains, les traitements à distance, et l'initiation. L'imposition des mains est très en vogue dans les milieux charismatiques. Le traitement à distance est une expression sans connotation religieuse qui évoque une pratique également très en vogue dans les milieux charismatiques, la prière (je devrais préciser, « la prière active », parce que l'on prie dans toutes les religions, mais rarement de la bonne façon). L'initiation reiki est assez similaire à l'ordination d'un prêtre chrétien. En effet, ce rituel se compose de l'imposition des mains (initiation de la couronne), et de l'onction des mains (initiation des mains). Les rituels d'initiation du reiki sont organisés de la même manière. On peut également faire un parallèle entre le système de degrés du reiki et l'occultisme chrétien. Même si l'on retrouve un schéma à trois degrés dans certains courants bouddhistes ésotériques, la sémantique est différente. Par contre, le sens des degrés en reiki correspond parfaitement au système novice/compagnon/maître que l'on retrouve dans de nombreuses traditions occultes.


Une méthode pour apprendre à se servir de son esprit

La plupart des enseignements spirituels que l'on peut recevoir, même s'ils sont pertinents, ne servent à rien en eux-mêmes. Prenons par exemple mon précédent article. J'explique qu'en comprenant mieux les mécanismes de projection et de synchronicité, il est possible de construire une vie meilleure. Vous pouvez lire l'article, le comprendre, trouver que cette vision des choses a un intérêt, mais cela ne vous aidera pas à construire une vie meilleure. C'est comme si pour apprendre à nager, on vous disait qu'il suffit de sauter dans l'eau, et de remuer les bras et les jambes, et que cela permet de nager. Pour apprendre à nager, il faut suivre un certain nombre de méthodes plus précises. Et ces méthodes pratiques et efficaces font cruellement défaut dans la plupart des mouvements spirituels, et plus encore si le mouvement en question est une religion (sauf s'il s'agit d'un courant mystique, comme le mouvement charismatique dont je parlais précédemment). Sans ces méthodes, un enseignement spirituel devient au mieux une philosophie, au pire une superstition. Malgré le fait que le reiki possède une dimension religieuse sous-jacente indiscutable, je vois plus le reiki comme une sorte de boite à outils permettant de donner vie à n'importe quelle religion, mais également à toute démarche spirituelle athée. Dans le reiki tel qu'il est enseigné par la majorité des maîtres, on observe une grande tolérance dans le rapport que chacun entretient avec le divin. De ce point de vue, le reiki est assez similaire à la franc-maçonnerie. Seul le vocabulaire est différent, mais l'idée est un peu la même. Nous ne parlons pas de grand architecte de l'univers, mais d'énergie universelle. Ainsi, le reiki est pratiqué sans problèmes par des personnes très différentes, qu'elles soient athées, ou qu'elles pratiquent n'importe quelle religion. Même si le sujet est beaucoup plus complexe, c'est pour cette raison que je ne considère pas le reiki comme une religion.

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